Conjoncture économique
La Jordanie est classée par la Banque Mondiale comme un” pays aux revenus moyens faibles ”. C'est un petit pays avec des ressources naturelles limitées. Des réformes économiques récentes visant à libéraliser le commerce et à attirer les investissements ont permis à la Jordanie d'afficher de bonnes performances. Le taux de croissance du PIB se maintient au dessus de 6%. La pauvreté, le chômage (environ 12%) et une importante dette extérieure demeurent les principaux problèmes. L'économie jordanienne reste vulnérable aux chocs externes et aux troubles régionaux. Elle est aussi très dépendante des aides extérieures. Elle a sur l'année 2007creusé son déficit budgétaire qui s'est élevé à 8,5% du PIB contre 7,2% en 2006. Cela est principalement dû à l'augmentation des subventions aux produits alimentaires et énergétiques associé à une baisse de l'aide internationale. Le roi Abdallah a mis en place une politique de libéralisation économique progressive favorable aux investissements étrangers. Ainsi, des zones économiques spéciales, des Qualified Industrial Zone (QIZ) ainsi que la zone franche d'Aqaba offrent des exonérations fiscales non néglieables. De même, le gouvernement a simplifié les procédures d'enregistrement des sociétés étrangères. Enfin, l'Etat jordanien s'est lancé dans une campagne de privatisation et a privilégié les partenariats public/privé dans de nombreux secteurs.
Principaux secteurs d'activité
L'agriculture représente environ 2,2% du PIB. Le manque d'eau constitue un obstacle au développement de l'agriculture. Les principales récoltes sont le blé, l'orge, les lentilles, les tomates, les aubergines, les agrumes, les olives et les raisins. Les phosphates et le potassium sont les seules ressources naturelles. Le secteur manufacturier est plutôt limité et dominé par les textiles, secteur actuellement en crise à cause de la concurrence internationale. L'industrie et l'exploitation minière contribuent à environ 29% du PIB. Le gouvernement encourage les secteurs des nouvelles technologies de l'information et du tourisme. Le secteur tertiaire contribue à environ 69% du PIB. La Jordanie est particulièrement en pointe dans le domaine des technologies decommunication et des services financiers. Les secteurs de la distribution et des infrastructures touristiques contribuent aussi de manière considérable au PIB même s'ils ont connu un ralentissement en 2007 enregistrant une croissance de 5,1% contre 6,5% en 2006. Les secteurs de la construction et des transports ont aussi connu un boom récemment.
Commerce extérieur
La Jordanie est très ouverte au commerce extérieur. La part du commerce extérieur dans le PIB du pays est d'environ 135%. Elle accuse un déficit structurel de sa balance commerciale lié à sa dépendance aux matières premières. La Jordanie est membre de l'OMC et a signé un accord de libre-échange avec les Etats Unis en décembre 2001 qui supprimera peu à peu les droits sur la majorité des biens et services d'ici 2010. La Jordanie a aussi signé un Accord d'Association avec l'UE. Ses trois principaux partenaires à l'exportation sont : les Etats Unis, l'Irak et l'Inde. Les biens principalement exportés sont les accessoires d'habillement et de vêtement, les engrais, les produits pharmaceutiques, et les végétaux comestibles. Ses trois principaux partenaires à l'importation sont : l'Arabie Saoudite, la Chine et l'Allemagne. La Jordanie importe principalement des carburants minéraux et du pétrole, des véhicules, des machines et des équipements électriques et électroniques.
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Mise à jour en Décembre 2008