Conjoncture économique
La Turquie, pays de 74 millions d'habitants, dispose d'une économie en transition d'un degré de dépendance à l'agriculture et à l'industrie lourde relativement élevé (10,2% et 29,7% du PNB respectivement) et d'un secteur tertiaire en plein développement (60,1% du PNB). Après avoir traversée une grave crise économique et politique en 2001, la Turquie s'est redressé de manière spectaculaire grâce à un climat politique plus favorable mais aussi des réformes monétaires, fiscales et structurelles insufflées par la Banque Mondiale et le FMI. Le taux de croissance du PIB était de 6,0% en 2006 et de 5,0% en 2007. L'affaiblissement de la livre turc en mai-juin 2006, accompagné d'une inflation plus élevée (environ 8,5%) et un resserrement marqué de la politique monétaire, a mené à un ralentissement en 2006. Selon le FMI, après 2 années de "ralentissement économique" par rapport à 2005 (7,6% de croissance), la croissance du PIB devrait repartir en 2008. La faiblesse de la livre turque et de la demande domestique aideront cependant à diminuer légèrement le déficit du compte courant en 2007-08. Le chômage quant à lui se stabilise autour des 10% (9,7% en 2007).
Principaux secteurs d'activité
L'agriculture en Turquie, qui contribue à 10,2% du PNB et emploie 26% de la population, souffre encore d'une faible productivité dû aux petites exploitations. Le blé est la principale récolte. Le pays est le troisième plus grand exportateur de tabac du monde, le premier producteur de noisettes (70% de la production mondiale). Les ressources minérales sont nombreuses mais peu exploitées. L'industrie manufacturière constitue prés de 30% du PNB, les secteurs du textile et de l'automobile étant les principales activités. Le gouvernement turc accorde une priorité spéciale aux grands projets d'infrastructures, en particulier dans le secteur du transport - la plupart fonctionnant sous le modèle de COT (construire opérer transférer). Le tourisme représente 4% du PIB avec environ 13 millions de touristes par an. Le secteur tertiaire (le tourisme inclus) contribue environ à 60% du PIB.
Commerce extérieur
Le commerce extérieur de la Turquie a atteint le chiffre record de 277 Mds USD en 2007 (+23% par rapport à 2006 qui était déjà une année record) soit près de 70% du PIB. Les fers de lance du commerce extérieur turc sont les industries automobile et textile. Viennent ensuite dans l'ordre, les secteurs de l'agroalimentaire (produits bruts et transformés), les machines et équipements et les équipements électroniques. L' Union Européenne est de loin le 1er client de la Turquie (56,4% des exportations turques). Pourtant, le pays enregistre un fort niveau de déficit commercial à cause de sa forte dépendance énergétique vis à vis de la Russie et ses voisins du Moyen-Orient. De plus, à l'image du secteur de l'électroménager, qui paradoxalement est une industrie fortement exportatrice, beaucoup de composants (environ 80%) sont importés pour être ensuite assemblés en Turquie. Enfin, les Turcs étant particulièrement friands de marchandises importées bon marché. Malgré les efforts du gouvernement pour favoriser l'innovation (avec notamment le développement de pôles de compétitivité et la mise en place de crédits d'impôt en faveur de la Recherche et du Développement), les exportations turques possèdent une valeur ajoutée relativement faible. Les entreprises turques sont encore assez peu présentes sur les marchés à fort potentiel de développement (Chine ou Europe de l'est) et souffrent toujours de la comparaison avec leurs voisines allemandes.
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Mise à jour en Janvier 2009